La Semo 2026 : une 19ème édition endiablée
- Laurent Keysers
- 22 juil.
- 3 min de lecture
Du 10 au 12 juillet, le Parc d’Enghien a vibré au rythme d’une 19ᵉ édition remplie de chaleur et ferveur .Entre une demi‑finale endiablée soutenue par un invité inattendu, Julien Doré, des concerts ensoleillés avec le retour en Belgique de Vanessa Paradis , un Bivouvac du journalisme mené par la RTBF et la présence de nombreuses associations, le public belge a vécu trois jours d’énergie pure. Culture‑Toi y était, comme chaque année, pour vous faire vivre cette édition unique.

Le Bivouac du journalisme : éducation et initiation médiatique pour tous
Nouveauté de cette 19ᵉ édition, le bivouac du journalisme a remplacé le temps d’une année, la papoterie. Cela a joué un rôle central en offrant au public un lieu d’échanges privilégié avec les professionnels du secteur journalistique. Porté par l’ensemble des médias de la RTBF et par l’IHECS, la haute école de communication bruxelloise, représentée par ses étudiants et sa présidente de master Hakima Darhmouch, le Bivouac a été le théâtre de débats autour des réalités actuelles du monde médiatique : IA, nouvelles pratiques d’information, rencontres avec des journalistes de terrain, pression politique, transparence, enjeux économiques et sociétaux… En parallèle, le Bivouac proposait également des ateliers d’initiation tout âge confondu : fond vert, présentation radio, éducation aux médias et découverte de l’intelligence artificielle. Une initiative riche en apprentissages et en curiosité médiatique.


Instant coupe du monde , un supporter inattendu : Julien Doré
Vendredi 10 juillet, 21 h. Match des Diables rouges et concert de Julien Doré programmés en simultané… Problème ? Pas pour lui. Le chanteur‑comédien a proposé au public belge d’avancer son concert d’une heure et d’offrir une mi‑temps façon « Super Bowl » à la belge. Un show où il a enchaîné ses plus grands succès dans une montée en puissance destinée à électriser la plaine d’Enghien avant le coup d’envoi. Proche de son public, Julien Doré a même invité plusieurs familles sur scène pour regarder le match dans les meilleures conditions sur écran géant. Le match contre l’Espagne s’est soldé par une défaite 2‑1, mais avec un jeu solide et une ambiance bon enfant. Le tout porté par une météo chaude et endiablée, à l’image des Diables.

Crédits : BelgaImage
Une line-up éclétique et des invités intemporels
Pour cette nouvelle édition, La Semo a une nouvelle fois proposé un line-up varié et éclectique, mêlant talents belges, légendes intemporelles et nouvelle génération pop‑électro. Côté artistes du plat pays, nous pouvons citer Mentissa, Alice on the Roof ou encore Saule qui ont brillamment représenté notre singularité belge. Le festival a également offert des moments hors du temps avec Chantal Goya, qui a rempli la scène du Château en réunissant petits et grands avec des personnages comme Bécassine, le Chat Botté ou Gignols. Vanessa Paradis était également présente, célébrant quarante ans de carrière avec une énergie flamboyante. Bernard Minet, a quant à lui surpris le public en mêlant rock et métal à la Guinguette. La programmation a mis aussi en avant la nouvelle vague pop et électro française avec Sam Sauvage, porté par un univers scénique singulier, Solann, dont la mélancolie et la finesse des textes touchent sa génération, Gaël Faye, maître d’un slam engagé et poétique, ainsi que des DJ incontournables comme Polo & Pan ou 2manyDJs, venus électriser le Parc d’Enghien . Une édition qui a encore confirmé la richesse et la diversité musicale du festival.

Mentissa/ Crédits by Laurent Keysers

Mado/ Crédit by Laurent Keysers
La Semo, un engagement autour des valeurs éco-responsables mais pas que !
En effet, depuis de nombreuses années, le festival La Semo rassemble une large diversité d’associations engagées autour de la citoyenneté, des enjeux environnementaux et des questions sociétales. Natagora, UNICEF, GAIA, mais aussi des ASBL mobilisées contre les violences physiques ou actives dans la sensibilisation à certaines maladies comme l’endométriose, y trouvent leur place. Comme le rappelait l’an dernier Samuel Chappel, directeur général du festival, l’événement se veut avant tout un espace humaniste, fondé sur des valeurs de solidarité, de vivre‑ensemble et d’inclusion. Sur le plan éco‑responsable, La Semo est également fière de démontrer aux autorités qu’un festival peut fonctionner sans produire de déchets, grâce à l’usage de vaisselle réutilisable et d’éco‑cups, à rebours d’autres événements nettement moins respectueux de l’environnement.

Nous nous réjouissons de vous retrouver l’an prochain pour fêter à Enghien, la 20ème édition de La SEMO !




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